Taux d'intérêts négatifs

Quelle est la réelle limite de l'argent pas cher ?

 

 

 

A un moment ou à un autre de votre vie, quelqu’un vous a probablement donné de sages conseils financiers comme « Assure-toi de mettre un peu d’argent à l’abri, on ne sait jamais de quoi demain est fait ». Même les magazines à la caisse du supermarché contiennent quelques articles sur les finances personnelles avec des titres tape-à-l’œil qui donnent des conseils sur la façon de faire travailler votre argent. Tous deux préconisent de faire fructifier votre argent à la banque plutôt que de le garder sous votre matelas. Ceci est généralement un conseil judicieux. Cependant, il repose sur l’hypothèse selon laquelle la banque souhaite garder votre argent et que pour cela, elle est prête à vous payer des intérêts. Mais qu’en est-il si ce n’est pas le cas ? Que se passe-t-il si les taux d’intérêts continuent de baisser jusqu’à ce qu’ils soient inférieurs à zéro ? Confieriez-vous votre argent à la banque si vous deviez la payer au lieu que ce soit elle qui vous paie ?

 

Dans un effort pour stimuler l’économie après la Grande crise financière, cinq banques centrales majeures ont expérimenté des taux d’intérêt négatifs. En pratique, cela signifie qu’elles ont abaissé leur taux directeur à un point égal ou inférieur à zéro, de sorte que les banques qui souhaiteraient laisser leur excédent de liquidités à la banque centrale doivent payer une commission au lieu de percevoir des intérêts. En théorie, s’il n’est pas intéressant pour les banques de conserver leur argent, elles le prêteront à la place. Il en va de même pour les consommateurs. S’ils doivent payer des frais pour stocker leur argent à la banque au lieu d’emprunter de l’argent gratuitement, ils préfèreront prendre l’argent et le dépenser dans l’économie.

 

L’intérêt à travers le globe, d’utiliser les taux négatifs comme outil politique s’est renforcé avec les taux d’intérêt mondiaux se rapprochant de zéro dans l’espoir de sortir rapidement les économies de l’actuelle récession COVID-19. Dans le rapport suivant, nous examinons les aspects positifs des taux négatifs, à savoir s’ils ont stimulé la croissance du crédit et des dépenses, ou contribué à la faiblesse des devises. Plus important encore, nous analysons les effets secondaires potentiels des taux négatifs sur les entreprises, les ménages, les banques, les pensions et les marchés.

 

Les banques centrales semblent définir les limites d’une politique monétaire toujours plus souple en termes d’obstacles techniques à surmonter. Si les banques peuvent être protégées, si la thésaurisation des liquidités peut être évitée et en absence d’inflation, pourquoi ne continuerait-elle pas leur politique interventionniste ?

 

Mais les véritables limites de la politique monétaire ne résident pas dans une évaluation quantitative technocratique des avantages par rapport aux effets secondaires. Il s’agit plutôt de savoir si le fait d’alimenter une croissance accrue du crédit et des prix des actifs toujours plus élevés demeurera bénéfique, même lorsque les conditions financières seront extrêmement favorables initialement. En pratique, les véritables limites sont susceptibles d’être atteintes bien avant les limites techniques.





Extrait de l’article Negative Interest Rates extrait de Citi GPS. Cliquez ici pour accéder au document complet.


 

Juillet 2020 | Citi GPS

 

 






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